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Ysgalad Wilkein
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MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 20:18 (2013)    Sujet du message: Lendemain embué Répondre en citant

- "Hmm, quelle heure est-il ?", je baîlle

J'ouvre un oeil, puis le second et... Oh, qu'est-ce que ceci ? Le cadavre d'une bouteille de whisky trône sur un oreiller, me tenant compagnie. Elle parait si sage et pourtant, la vilaine a déversé le reste de son contenu sur l'ensemble de la couche.

Pétard, c'est mauvais signe ! Avec prudence, je me met assise dans le lit, en tailleur. J'ai mal au cheveux, et je crois que ceux-ci sont en piteux état. Voyons... Je suis apparement vêtue d'une ... D'une chemise, qui plus est trois fois trop grande pour moi et tâchée d'alcool en prime. Elle n'est d'hors et déjà pas mienne.

Je lève le regard et apperçois une main, pourvue de doigts qui gigotent tel de petits vers, doucement, au bord du lui. Cependant, je ne vois pas le reste. Je m'assure qu'il ne s'agit pas de la mienne et rampe lentement vers l'objet du délit. J'empoigne l'un des doigts et le serre un peu.

- "Humph !", un grognement s'échappe, un peu plus loin.

Je m'écarte vivement et me lève, les murs bougent et se chamboulent, ça tangue un peu trop à mon goût. Je m'affole un peu en remarquant que la seule chose que je porte est cette foutue chemise. Sans avoir le courage d'aller voir qui gît là, je file à l'opposer afin d'observer mon reflet. En passant, je regarde l'heure. Il est 11h30.

Un ange passe.

Je recule de quelques pas et me plante devant l'horloge, la bouche béante.

- " Putain de merde ! J'suis en retard ! " Je beugle haut et fort dans la pièce à qui bon voudra l'entendre.

Sans prendre le temps de me regarder, je file dans ma salle de bain et cherche du regard pendant cinq bonnes minutes une tenue que je ne trouve pas. Je fouille donc dans mon placard et dégotte la "tenue de secours en cas de coups durs".

- " T'es fine énervée ma jolie, t'as le temps, relax. Viens me rej- ... " Une voix rauque surgit derrière moi, sans même le regarder, je prend ce qu'il me semble lui appartenir et lui fourre le tout dans ses mimines, puis, toujours sans lui laisser la parole, je le pousse vers la sortie et lui claque la porte au nez. Je crois que je viens d'enfermer un type complétement nu en plein milieu de Forgefer.

Je hausse les épaules et m'habille assez rapidement. Je regarde l'heure à ma montre.

- " Moins le quart. Je suis dans la merde. Putain. ", je beugle.

C'est sans vous dire la mauvaise journée que j'ai passé. Enfin, "mauvaise journée", si on compte la matinée passée au lit à végeter et la nuit de garde qui va s'en suivre. Il est 20h45, je suis dehors, il neige et j'ai froid. Cela va me laisser le temps de méditer un peu sur toute cette histoire.

Je prend la relève de la garde au donjon avec un coéquipier peu bavard.
Remarquez, c'est mieux ainsi.

Et la meilleure, dans tout ça, c'est que je ne me souviens de rien.
_________________
« Certaines batailles se gagnent en silence. » Michel Bouthot


Dernière édition par Ysgalad Wilkein le Lun 7 Jan - 21:03 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 20:18 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Ysgalad Wilkein
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MessagePosté le: Lun 7 Jan - 07:16 (2013)    Sujet du message: Lendemain embué Répondre en citant

Un flocon vient se poser doucement sur le bout de mon nez, me sortant par la même occasion de ma rêverie. Je me tord en deux pour tenter de prendre ma montre qui se situe dans ma poche. Bientôt 7h00, enfin ! La nuit a été longue ce coup ci, ça m'apprendra à boire plus que ce que je peux supporter.

J'observe une enième fois mon coéquipier : d'après ce que je sais, son prénom est Bill. Il doit avoir 20 ans tout au plus, peut-être 22. Il est tout nouveau dans la garde, mais je ne sais pas ce qu'il compte faire par la suite, en tous les cas il n'est pas de mon régiment. Hm, il est plutôt grand, certes, sans doutes 1.80-85m. Il est brun et il me semble que ses yeux sont verts.

Je plisse les yeux dans l'obscurité qui se lève lentement.

Je renifle toujours aussi discrètement son odeur et me concentre dessus. C'est un afflux de senteurs exotiques qui me fouette brutalement. Je plisse le nez, c'est trop épicé, trop lourd, trop entêtant, trop tout à la fois. J'ai même du mal à discerner ce qui devrait primer sur un quelconque parfum : l'odeur particulière des Worgens, qui plus est des individus mâles.

Toute cette histoire me porte à me projeter quelques heures en arrières pour me fixer sur l'odeur de " l'inconnu " qui trônait chez moi. Je ne me souviens plus vraiment, seulement quelques bouts de souvenirs me reviennent, par moment.

Premièrement et avant toutes choses, je sais que j'avais passé le début de soirée dans une taverne et que j'avais commencé par un thé sucré, rien de plus banal après une journée à faire ramper mes hommes dans la boue et à les entendre râler et se plaindre continuellement.
Après ce thé, j'avais entâmé une discussion assez mouvementée à propos de je ne sais plus quoi avec le tavernier qui voulait me mettre dehors, mais quel culot !

Là, un homme s'était joint à la conversation. Il était plutôt pas mal d'après mes souvenirs : grand, élancé, la voix rauque et la peau très pâle.
J'ai d'ailleurs son odeur bien ancrée dans ma mémoire olfactive, étant parmi les plus divines à mon goût.

Cependant, il avait quitté les lieux rapidement.

Je grelotte légèrement et la neige continue de tomber à gros flocons. Bordel, quel froid !

Heureusement pour moi, il est 7h00 et les deux gardes arrivent pour prendre la relève, je vais pouvoir rentrer chez moi et profiter de ma journée.
Je passe en vitesse faire mon rapport sur un ivrogne qui a tenté, en vain, de passer notre barricade après m'avoir vilainement manquer de respect. Le pauvre a sûrement dû deguster...

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Ysgalad Wilkein
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MessagePosté le: Mar 8 Jan - 13:16 (2013)    Sujet du message: Lendemain embué Répondre en citant

Musique

Je passe chercher ma monture à l'écurie et commence le pansage de celui-ci avec tout mon attirail de brosses, cure-pied, bouchons et diverses étrilles. Pendant ses soins, je lui parle, je le félicite et le flatte, le complimente. Cet hongre de 5 ans est vraiment magnifique : sa robe est noire pangarée et il présente une tonte intégrale. Son bout du nez et sa bouche sont tout blancs, tout comme les crins de sa queue.
Je lui présente ensuite un tapis de selle simple aux couleurs Hurleventines surmonté d'un amortisseur bleu roi, pour finir par mettre sur le tout une selle en cuir de buffle noir. Je sangle progressivement. Il me regarde de ses yeux doux et je lui sourit après lui avoir tapoté l'encolure. Je lui dégage les crins juste derrière les oreilles et lui passe son filet à muserolle croisée.

Je ressangle une dernière fois puis met le pied à l'étrier, me hisse et me place correctement sur la selle, dans une position plus que parfaite.

Nous traversons Hurlevent tranquillement au pas afin de détendre correctement le cheval. Une fois en dehors de la cité, je demande le trot et il s'execute, les oreilles droites en avant. Je le fais accélerer un peu, et nous passons dans une allure soutenue de travail. Nous parcourons plusieurs kilomètres ainsi et quand je le juge bon, je le passe au galop. Ses mouvements sont aériens, souples, légers. Il n'a pas d'ailes mais semble voler tant il est grâcieux. Je l'apprécie vraiment, ce bourrin. Bien plus qu'un autre puisqu'il est si particulier à mes yeux.

Le brouillard nous englobe totalement alors que nous traversons comté-de-l'or pour nous enfiler encore un peu plus en fôret. A cette heure, nous ne croisons personne et le silence est maître. La neige tombe à gros flocons, en spirales, en tourbillons.

Tout semble parfait et pourtant, j'ai l'impression que quelque chose ne va pas. Ma monture transpire énormément et semble manquer d'air. Il prend son inspiration très loin et commence à ralentir. Je plisse les yeux, suspicieuse un instant. Cette bête est taillée pour l'endurance et n'a aucuns problèmes de santé. Je me redresse sur la selle pour le faire ralentir, mais rien n'y fait, il commence à paniquer et m'embarque dans le fin fond du bois. Il souffle fort, moi aussi, mais je prend sur moi pour garder mon sang froid malgré les arbres qui se rapprochent dangereusement.

Ma monture fonce vers un tronc couché, je n'ai plus de direction et n'ai pas le choix que de le laisser sauter l'obstacle. Son saut est brouillon, on dirait qu'il a la mort aux trousses.

Je soupire et remarque quelque chose d'autre : en me penchant un peu, je peux observe un liquide visqueux, épais et trop jaunâtre pour être de la salive, à sa bouche. Ca l'empêche de bien respirer et ça coule continuellement. Je grimace car ce que je vais faire ne va pas être agréable pour lui. Je me met plus en arrière et lui rammène la tête au niveau de mes pieds. Automatiquement, ses membre se desordonnent et il ralenti jusqu'à ne plus bouger. Je ne pose pas de question et saute à terre, je dessangle en vitesse et lui enlève le filet et le mors verdun qui le gêne plus qu'autre chose.

Sans que je ne puisse faire autre chose, il s'effondre lourdement sur le sol. Dans sa chute, j'entends un caquement sinistre provenant de l'un de ses membre, qui s'est brisé sous son poids.

Il pousse un hennissement qui me gêle jusqu'aux os, qui me terrifie. Et là, sous mes yeux ahuris, il rend son dernier soupir. Très vite, son corps perd tout sa chaleur et un épais manteau de neige le recouvre.

Je tombe à genoux, la bouche entrouverte, sans me rendre compte de ce qu'il se passe vraiment. Je rampe doucement vers son pauvre corps et passe mes mains sur son ventre. Je le caresse, encore et encore, durant de longues heures. Je touche son dos, puis ses pattes, pour terminer sur son encolure et sa tête. Je pose mon front sur sa mâchoire.

Je recherche une réponse à ce problème. Et là, tout s'éclaircit : on l'a empoisonné avec une substance qui s'est tout de suite attaquée à ses organes vitaux, ce qui a entamé une décomposition avant même que le cheval ne meurt, sans que personne ne puisse y faire quelque chose.

Même pas moi.

Son ventre commence déjà a gonfler et a se raidir et l'odeur du liquide qui s'écoule encore à peine de sa bouche est insuportable.

Sous la rage, mes os se brisent pour se reformer autrement. Il ne s'agit pas là d'une transformation sous l'effet de la magie, par rapport à la "malédiction", comme elle se sproduit habituellement. Non, il s'agit là d'une forme plus brutale, purement physique, quand la tristesse et la colère sont présents. Quand la bête prend le dessus sur l'humain, le déclin d'Ysgalad. Mon corps craque et se déforme pour donner naissance à mon autre "moi". A un "moi" décadent. A ce "moi" que je m'éfforce de ne pas montrer. A ce "moi" intenable qui ne ne se gère pas.

Ô, terrible agonie de la métamorphose.

J'annonce avec fracas, ce hurlement si particulier à l'espèce lupine, que je ne suis pas du tout satisfaite.

Bien vite, d'autres hurlements montent de la forêt pour se joindre au mien. C'est alors que la partie de chasse commence.



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Ysgalad Wilkein
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MessagePosté le: Mar 26 Fév - 16:14 (2013)    Sujet du message: Lendemain embué Répondre en citant

Dieu, où suis-je ? Ce fou m'a t-il emporté avec lui lors de l'explosion ? Qu'est-ce q...

En levant les yeux, je tombe nez à nez avec moi-même, et là, le silence me prend. J'ai l'air d'avoir passé une longue robe blanche à corset, celui-ci finement brodé à la main, l'ensemble étant plutôt sobre mais de très bon goût. Parsemée de diverses perles plus belles les unes des autres, le bas de la robe s'étend en une traîne de quelques mètres. Mes cheveux rouquins sont lâchés et tenu par un petit bandeau de couleur ivoire, lui aussi surmonté de ravissante perles ainsi que quelques plumes claires. Mon visage est très peu maquillée, mes lèvres sont plus roses que d'habitude et mon regard vert plus approfondit.

J'ouvre la bouche pour me complimenter, cependant, je n'arrive pas à parler. L'autre moi me regarde avec un sourire éblouissant puis m'adresse :

- Je ne pensais pas que tu serais aussi belle, Ysgalad. Je te félicite.

Encore une fois je tente de parler, mais aucun son ne sort de ma bouche. Elle sourit encore, toujours, tout le temps. Elle a l'air heureuse.

- Regarde-toi. Tu vas te marier avec l'homme que tu as choisis et ta vie est pleine de promesses.

Je... "elle" caresse rêveusement son ventre, puis reprend :

- Mère va être la plus heureuse, aujourd'hui. Je pense attendre la fin du mariage pour lui annoncer la venue de cette merveille. Qu'en penses-tu ?

Je rage. Alors qu'elle semble s'adresser à moi, dans le fond de la pièce que je connais par coeur puisqu'elle est ma chambre (du moins, était), la porte s'entr'ouvre pour laisser place à une tête masculine qui me rend émue et extrêmement peinée.

- Idiote, tu parle à un mirroir, lâche t-elle avant de se rendre compte que l'homme est desormais derrière elle. Elle sursaute, si peu.

- Alan ? Tu ne dois pas voir la mariée avant le mariage ! Ca porte malheur ! File d'ici !

L'autre Ysgalad couine, un air faussement boudeur sur le visage tout en poussant son futur mari vers la sortie. Il est si beau, si gentil, il rit à gorge déployée et ses cheveux noirs coupés court s'agitent doucement.

Je souffre, il me manque tant. Père de l'enfant que je portais, homme que j'aimais plus que tout le reste. Plus j'y pense et plus je sombre. Le bébé n'a jamais vu le jour et lui m'a quitté d'une façon brutale sans que je ne puisse rien n'y faire.

- Tu ne crois quand même pas à ces bêtises ? Au fait... Je ne sais pas si je me répète, lui répond t-il en souriant et en résistant aux assauts de la jeune femme, mais tu est superbe, splendide, parfaite... Que dis-je ? Laisse-moi t'embrasser, se sont des fou-furieux en bas, j'ai besoin de réconfort...

Il s'approche de moi, enfin, d'elle, puis avant même qu'elle ne réponde "je souhaite un mariage et une vie parfaite, ne gâche pas tout en me voyant dans ma robe", il la prend dans ses bras tout en déposant délicatement ses lèvres sur celle de la presque-mariée. Celle-ci fond littéralement, les yeux brillants , gloussante.

Je ne suis donc que son reflet dans un mirroir. Et là, je me souviens la suite de la scène. Celle qui a fait basculé ma vie à jamais. Celle qui m'a tout enlevé. Affolée, je remarque cependant que je peux me déplacer sans être vue par les autres. Eh bien oui, je suis dans mon souvenir, je sais déjà ce qui arrive au manoir de mes parents.

Je file vers la fenêtre à l'avance, réaction que j'ai eu par le passé suite aux cris des invités quelques étages plus bas. Nous sommes donc moi et moi, suivies de prêt par notre amour, le nez collé à la vitre froide et les yeux braqués non sur le ciel sombre et rarement sans pluie de Gilnéas, mais plutôt sur la horde de worgens qui dévorent déjà nos convives en grandes pompes.

Je regarde le couple, eux se regardent. Il l'embrasse d'une façon intense. Je ferme les yeux, essayant de me rappeler son dernier baiser, le plus beau à mes yeux, inoubliable, celui-ci.

Après m'avoir lancé d'aller me mettre en sécurite, qu'il ne sera pas long et qu'il m'aime plus que tout, il se lance héroïquement dans le couloir. Je le suis, chose que mon moi du passé n'a pas fait. Je file les traces de mon cher et tendre alors que l'autre moi descend sous l'affolement dans l'immense salon, toujours vêtue de sa belle robe blanche.

Je sais ce qu'il va m'arriver d'ici peu de temps, je sais ce qu'il va arriver à Alan.

Notre route est un peu plus longue que celle de l'autre Ysgalad, cependant, il prend le temps de s'armer correctement. Nous courrons encore et arrivons par une porte, bloquée par le cadavre de père, démembré et défiguré, au-dit salon. Je le devance et m'approche de moi-même. Elle est figée devant un tel désastre, des morts partout, du sang au large, des trippes jonchent le sol et des bêtes féroces affluent de tous côtés.

Elle reste inaperçue un moment et pose un dernier regard sur Alan qui gît maintenant sans tête sur le reste des autre cadavres, comme celui de mère. Ysgalad a tout vu et moi je sais, je n'ai pas voulu m'infliger sa mort une seconde fois alors je l'ai regardé elle. Quelques courageux et surtout chanceux parviennent à réduire le nombre de worgens, bientôt la première vague disparait. C'est la que vient ma fin, du moins la sienne. Je regarde enfin, d'un autre point de vue cette fois, mon terrible attaquant. Un monstrueux mâle au pelage gris parsemé de sang qui fonce sur moi malgré les tirs de ceux qui ont tenté de me défendre, en vain. Avec brutalité et force, il plaque la frêle Ysgalad contre les lattes en bois du mur qui craquent sous la pression, lançant sa mâchoire sur le côté de la rouquine, broyant quelques côtes au passage, dents devant. Au même moment, un dernier coup de feu retentit et la bête retombe la gueule broyée, hachée menue sur le sol.

Là, elle chute également, mais toujours en vie, une plaie béante sur le côté horriblement douloureuse et suintante, désormais "infectée".

La jeune femme qui meurt le jour de son mariage, dans sa robe, pour renaître autrement.

Je la regarde une dernière fois et me réveille, sonnée par l'onde de choc qu'a produit la dynamite non loin de là, celle qui m'a fait perde connaissance.

Je me frotte les yeux, je n'entends rien sauf des bourdonnements et ma vision est réduite. Pourtant, je distingue nettement l'objet de ma venue ici : l'homme que je traque est bel est bien mort, ma monture est vengée.

Je reste allongée, dans l'attente que quelqu'un passe par là, plongée dans ce souvenir qui me hante tant, et alors que je ferme les yeux, je revois Alan et moi-même, tous deux vivants, menant une valse lente et pleine de tendresse.

Tout ceci est bien loin et pourtant si proche...
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